Le métier de brancardier séduit par son utilité humaine et son rôle essentiel dans le parcours de soin des patients. Mais au-delà de la vocation, la question du salaire reste déterminante. En 2025, un brancardier débutant gagne généralement entre 1 750 et 1 900 € brut par mois, proche du SMIC, tandis qu’un profil expérimenté peut atteindre 2 000 à 2 300 € brut, voire davantage avec primes et majorations. Ces montants varient selon le secteur (public, privé, intérim), l’ancienneté, la région et les horaires pratiqués. Comprendre ces repères vous aide à évaluer vos perspectives et à mieux négocier votre rémunération avant de vous engager dans cette voie.
Salaire d’un brancardier en France aujourd’hui

Le salaire d’un brancardier dépend de plusieurs critères concrets : le type d’établissement, l’ancienneté et parfois la zone géographique. Cette première partie vous donne des chiffres clairs pour situer rapidement vos attentes salariales ou comparer votre situation actuelle.
Quel est le salaire moyen d’un brancardier débutant et expérimenté ?
Un brancardier débutant touche en moyenne entre 1 750 et 1 900 € brut mensuel dans la fonction publique hospitalière, un montant proche du SMIC revalorisé. Après plusieurs années d’exercice, avec les échelons et les primes liées aux contraintes du poste, un brancardier expérimenté peut percevoir entre 2 000 et 2 300 € brut par mois. Ce niveau peut encore augmenter grâce aux heures supplémentaires, aux majorations de nuit et de week-end, qui constituent une part importante de la rémunération réelle.
| Profil | Salaire brut mensuel |
|---|---|
| Brancardier débutant | 1 750 – 1 900 € |
| Brancardier expérimenté | 2 000 – 2 300 € |
| Avec primes et majorations | Jusqu’à 2 500 € ou plus |
Différences de rémunération entre hôpital public, clinique privée et intérim
Dans le secteur public hospitalier, la rémunération suit une grille indiciaire officielle qui garantit une progression régulière mais encadrée. Les augmentations sont prévisibles mais peuvent sembler lentes. Dans les cliniques privées ou les établissements associatifs, les salaires de base sont parfois comparables, mais les primes et compléments varient davantage selon les conventions collectives locales. L’intérim, quant à lui, offre souvent des taux horaires plus attractifs (entre 12 et 15 € brut de l’heure selon les missions), mais sans la stabilité d’un CDI ni les avantages sociaux à long terme. Cette solution convient surtout à ceux qui recherchent flexibilité et rémunération immédiate.
Comment le salaire d’un brancardier se compare aux autres soignants ?
Le salaire d’un brancardier se situe généralement au même niveau, voire légèrement en dessous, de celui d’un aide-soignant débutant (environ 1 800 à 2 000 € brut mensuel). Les infirmiers diplômés d’État bénéficient d’une rémunération nettement supérieure, démarrant autour de 2 200 € brut et pouvant dépasser 3 000 € avec l’ancienneté et les primes. Cette différence s’explique par un cursus de formation plus long et des responsabilités médicales étendues. Connaître ces écarts aide à envisager des évolutions de carrière vers des métiers du soin mieux rémunérés.
Les principaux facteurs qui font varier le salaire d’un brancardier

Le montant indiqué sur le contrat de base n’est qu’une partie de la rémunération réelle. Horaires, ancienneté, lieu d’exercice et statut jouent tous un rôle déterminant dans le salaire final perçu chaque mois.
En quoi les horaires décalés, nuits et week-ends pèsent sur la rémunération ?
Les services hospitaliers fonctionnant 24 heures sur 24, les brancardiers travaillent souvent en horaires décalés. Les nuits, dimanches et jours fériés donnent lieu à des majorations horaires pouvant aller de 25 % à 100 % selon les conventions. Par exemple, un brancardier effectuant régulièrement des nuits peut augmenter son salaire mensuel de 200 à 400 € brut. Ces compléments représentent un levier financier significatif, mais impliquent une organisation de vie personnelle plus contraignante et une fatigue accrue à anticiper.
Rôle de l’ancienneté, des primes et de la fonction publique hospitalière
Dans la fonction publique hospitalière, l’ancienneté se traduit par un passage progressif d’échelons et de grades, augmentant automatiquement le traitement indiciaire. Un brancardier peut ainsi espérer une hausse de 100 à 150 € brut par mois tous les deux à trois ans. S’ajoutent des primes spécifiques : prime de service, prime de sujétion ou d’attractivité selon l’établissement et le service. Ces mécanismes garantissent une progression sécurisée, même si elle peut paraître lente comparée à d’autres secteurs.
Salaire d’un brancardier selon la région et le type d’établissement
Les écarts régionaux existent, notamment dans les zones tendues où les recrutements sont difficiles. Les grandes métropoles comme Paris, Lyon ou Marseille peuvent proposer des primes d’attractivité ou des compléments salariaux pour fidéliser les équipes, tandis que les zones rurales offrent souvent des grilles de base standards sans ajustement local. De même, certains grands centres hospitaliers universitaires ou groupes privés importants disposent de budgets plus souples pour valoriser leurs brancardiers. À l’inverse, les petites structures associatives ont des marges de manœuvre limitées.
Évolution de carrière, formation et perspectives de hausse de salaire
Au-delà du montant de départ, beaucoup de brancardiers s’interrogent sur leurs perspectives d’évolution à moyen et long terme. Heureusement, plusieurs voies existent pour progresser professionnellement et augmenter sa rémunération.
Peut-on faire évoluer son salaire en changeant de poste ou de service ?
Changer de service peut offrir des opportunités salariales intéressantes. Par exemple, intégrer les urgences, le bloc opératoire ou la réanimation donne souvent accès à des primes de service spécifiques ou à des horaires plus rémunérateurs. Certains établissements proposent aussi des postes de brancardier référent ou coordinateur, avec des missions d’encadrement et d’organisation, assortis d’une légère revalorisation (50 à 150 € brut mensuel en plus). Ces évolutions restent toutefois limitées et dépendent des besoins internes de l’établissement.
Formations accessibles au brancardier pour augmenter ses revenus
De nombreux brancardiers choisissent de se former vers d’autres métiers du soin pour accéder à des grilles salariales supérieures. Les parcours les plus fréquents incluent :
- Aide-soignant : accessible via une formation d’un an, avec un salaire de départ autour de 1 800 à 2 000 € brut.
- Ambulancier : formation courte (3 à 4 mois), permettant d’exercer en transport sanitaire avec des revenus équivalents ou légèrement supérieurs.
- Auxiliaire de puériculture : même niveau de formation que l’aide-soignant, avec des débouchés en maternité ou pédiatrie.
- Infirmier : parcours plus long (3 ans), mais ouvrant sur des salaires de 2 200 € brut en début de carrière et dépassant 3 000 € avec l’ancienneté.
Ces formations peuvent être financées par l’employeur, le compte personnel de formation (CPF) ou des dispositifs de reconversion. Elles demandent un investissement en temps et en énergie, mais représentent un véritable levier d’évolution professionnelle.
Impact des politiques de revalorisation salariale dans le secteur de la santé
Les accords de revalorisation récents, notamment le Ségur de la santé et les mesures gouvernementales suivantes, ont eu des effets variables selon les métiers. Les brancardiers ont parfois bénéficié de primes exceptionnelles ou de légères hausses indiciaires, mais pas toujours à la hauteur de leurs attentes. En 2025, les négociations continuent dans certains établissements pour élargir ces revalorisations aux catégories C de la fonction publique. Suivre ces annonces et rester informé via les syndicats ou les représentants du personnel permet d’anticiper les évolutions à venir.
Conseils pratiques pour mieux négocier ou optimiser son salaire de brancardier
Même dans un cadre réglementé, des marges de manœuvre existent pour améliorer sa rémunération. Voici des pistes concrètes et pragmatiques pour agir à votre niveau.
Comment aborder la question du salaire lors d’un entretien de recrutement ?
Préparer l’entretien avec des repères chiffrés précis vous permet de parler salaire avec assurance. Renseignez-vous sur la grille conventionnelle applicable, les primes en vigueur et les horaires proposés. Vous pouvez valoriser votre expérience, vos éventuels diplômes complémentaires ou votre disponibilité pour les horaires décalés. L’important est de rester factuel, ouvert à la discussion et de montrer que vous connaissez le cadre légal du poste. Évitez de braquer votre interlocuteur avec des exigences irréalistes, mais ne sous-estimez pas non plus la valeur de votre travail.
Optimiser son revenu global : heures supplémentaires, mobilité et cumul d’activités
Accepter ponctuellement des heures supplémentaires peut améliorer le revenu mensuel, à condition d’en mesurer l’impact sur la fatigue et la vie personnelle. Changer d’établissement ou de région peut aussi ouvrir des opportunités mieux rémunérées, notamment dans le privé, l’intérim ou les zones en tension. Certains brancardiers cumulent une activité complémentaire compatible (garde à domicile, accompagnement de personnes âgées), en veillant à respecter la réglementation sur les temps de repos obligatoires et les durées maximales de travail.
Mettre en avant la réalité du métier pour peser dans les discussions salariales
Le métier de brancardier est physiquement exigeant (manutention, déplacements constants) et émotionnellement éprouvant (contact avec la souffrance, urgences). Ces aspects ne sont pas toujours reflétés dans les chiffres bruts. Illustrer concrètement vos responsabilités quotidiennes lors des discussions avec votre direction ou vos représentants du personnel peut aider à faire reconnaître la valeur réelle de votre travail. Dans certains établissements, cette prise de conscience collective nourrit ensuite des revendications ou des ajustements salariaux lors des négociations annuelles obligatoires.
En conclusion, le salaire d’un brancardier en 2025 reste modeste en début de carrière, mais peut évoluer grâce à l’ancienneté, aux primes, aux horaires décalés et aux formations complémentaires. Connaître ces leviers et les mobiliser vous permet d’améliorer progressivement votre rémunération tout en bâtissant un projet professionnel cohérent dans le secteur de la santé.
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