Lorsque vous envisagez un mi-temps thérapeutique, la question du salaire arrive immédiatement : combien allez-vous réellement percevoir chaque mois ? Entre votre rémunération partielle versée par l’employeur, les indemnités journalières de la Sécurité sociale et les éventuels compléments de prévoyance, le calcul peut sembler complexe. Rassurez-vous : ce dispositif médical vise à faciliter votre retour progressif au travail après une maladie ou un accident, tout en préservant vos revenus autant que possible. Concrètement, vous travaillez moins d’heures mais continuez de percevoir une rémunération combinant plusieurs sources. Ce guide vous explique précisément ce que vous toucherez, les facteurs qui influencent votre salaire net et les démarches pour sécuriser votre situation financière pendant cette période de transition.
Comprendre le mi-temps thérapeutique et son impact sur le revenu

Le mi-temps thérapeutique constitue un aménagement temporaire de votre activité professionnelle prescrit par votre médecin. Contrairement à une simple réduction d’horaires, ce dispositif s’inscrit dans un parcours de soin et nécessite l’accord de plusieurs parties : votre médecin traitant, le médecin-conseil de la CPAM, le médecin du travail et votre employeur. Votre salaire pendant cette période provient de deux sources principales qui se complètent pour limiter la perte de revenus liée à la diminution du temps de travail.
Comment fonctionne concrètement le mi-temps thérapeutique dans votre contrat de travail ?
Votre contrat de travail initial reste inchangé dans sa nature. Vous conservez votre statut de salarié à temps plein sur le plan juridique, mais votre durée effective de travail se trouve temporairement réduite. Cette réduction peut varier généralement entre 50% et 80% de votre temps habituel, selon la recommandation médicale et les possibilités d’aménagement dans votre entreprise.
Concrètement, si vous travailliez 35 heures par semaine, un mi-temps thérapeutique à 50% vous amènera à travailler environ 17h30 hebdomadaires. Cette organisation peut prendre plusieurs formes : journées complètes réduites, matinées uniquement, ou semaines alternées selon ce qui convient le mieux à votre état de santé et aux contraintes de votre poste.
Votre employeur vous verse alors un salaire proportionnel au temps réellement travaillé. Si vous travaillez 50% de votre temps, vous percevrez 50% de votre salaire habituel de la part de l’entreprise. La Sécurité sociale intervient ensuite pour compléter cette rémunération partielle par des indemnités journalières, créant ainsi un système de double rémunération qui atténue l’impact financier de la réduction d’activité.
Différences entre mi-temps thérapeutique, temps partiel classique et invalidité
Ces trois situations réduisent votre temps de travail mais reposent sur des fondements et des conséquences très différentes. Le temps partiel classique résulte d’un choix personnel ou organisationnel, sans justification médicale. Vous signez alors un avenant à votre contrat modifiant votre durée de travail, et votre salaire est simplement proratisé sans compensation de la Sécurité sociale.
Le mi-temps thérapeutique, lui, nécessite impérativement une prescription médicale et un accord de la CPAM. Il s’inscrit dans un parcours de soins et de reprise progressive après un arrêt maladie. Vous bénéficiez d’indemnités journalières en complément de votre salaire partiel, ce qui n’existe pas en temps partiel classique.
L’invalidité représente quant à elle une situation permanente ou durable, reconnue lorsque votre capacité de travail est réduite de façon importante après une maladie ou un accident. Vous percevez alors une pension d’invalidité calculée sur votre salaire moyen, et vous pouvez éventuellement exercer une activité réduite en complément. Dans certains cas spécifiques, un mi-temps thérapeutique peut être accordé à une personne en invalidité, créant un cumul des dispositifs sous conditions strictes.
Calcul du salaire en mi-temps thérapeutique et rôle des indemnités

Votre rémunération mensuelle en mi-temps thérapeutique se compose de plusieurs éléments qui s’additionnent. Comprendre chaque composante vous permet d’anticiper précisément ce que vous toucherez et d’identifier d’éventuelles anomalies de versement.
Comment est calculé votre salaire net en mi-temps thérapeutique ?
Le calcul se déroule en plusieurs étapes. Votre employeur détermine d’abord votre salaire brut proportionnel aux heures travaillées. Si votre salaire brut habituel est de 2 400 euros pour 35 heures et que vous passez à 50%, vous recevrez 1 200 euros bruts de votre employeur.
Parallèlement, la Sécurité sociale calcule vos indemnités journalières sur la base de votre salaire brut des trois derniers mois précédant l’arrêt de travail. Le montant est plafonné et représente environ 50% de votre salaire journalier de référence, dans la limite de 51,49 euros par jour en 2025. Pour un salaire mensuel de référence de 2 400 euros, le salaire journalier est d’environ 80 euros, ce qui donne une indemnité journalière d’environ 40 euros, soit environ 1 200 euros par mois (pour 30 jours).
| Élément de rémunération | Base de calcul | Montant exemple (50%) |
|---|---|---|
| Salaire employeur | 50% du salaire brut habituel | 1 200 euros bruts |
| Indemnités journalières CPAM | 50% du salaire journalier de référence | 1 200 euros bruts |
| Total avant prélèvements | Addition des deux sources | 2 400 euros bruts |
Attention toutefois : les indemnités journalières sont soumises à la CSG et à la CRDS, mais pas aux cotisations sociales classiques. Votre salaire net final dépendra donc des prélèvements appliqués sur chaque partie de votre rémunération. Dans cet exemple théorique, vous pourriez retrouver un montant proche de votre salaire net habituel, mais ce n’est pas toujours le cas selon les plafonds et votre niveau de rémunération.
Mi-temps thérapeutique salaire maintenu : dans quels cas votre rémunération est proche de l’intégrale ?
Certains salariés bénéficient d’un maintien quasi intégral de leur salaire grâce à des dispositifs complémentaires. Cette situation favorable dépend principalement de votre convention collective et de l’existence d’un contrat de prévoyance dans votre entreprise.
Les conventions collectives les plus protectrices prévoient un maintien de salaire pendant les arrêts maladie et leur prolongation en mi-temps thérapeutique. Par exemple, la convention collective de la métallurgie ou celle des bureaux d’études techniques peuvent prévoir qu’après un certain temps d’ancienneté, l’employeur complète les indemnités journalières pour que vous perceviez 90% voire 100% de votre salaire net habituel pendant plusieurs mois.
Les contrats de prévoyance collective, souscrits par l’employeur au bénéfice des salariés, constituent l’autre source de maintien de salaire. Ces contrats versent un complément qui s’ajoute au salaire partiel et aux indemnités journalières. Les cadres sont généralement mieux couverts, avec des taux de maintien pouvant atteindre 100% du salaire net pendant 3 à 6 mois, puis dégressifs ensuite.
Pour savoir si vous bénéficiez de ce maintien, consultez votre convention collective (disponible auprès de votre employeur ou sur internet), votre contrat de travail et demandez à votre service RH la notice d’information du contrat de prévoyance. Ces documents précisent les conditions d’ancienneté, les durées de maintien et les pourcentages appliqués.
Indemnités journalières de la Sécurité sociale : calcul, durée et conditions de versement
Les indemnités journalières constituent le pilier du complément de revenus en mi-temps thérapeutique. Leur versement n’est pas automatique et répond à des règles précises qu’il faut connaître pour éviter les interruptions de paiement.
Le calcul repose sur vos trois derniers salaires bruts avant l’arrêt de travail initial. La CPAM calcule un salaire journalier de référence en divisant ce total par 91,25. Elle applique ensuite un taux de 50% à ce montant, dans la limite du plafond mensuel de la Sécurité sociale (3 864 euros en 2025). L’indemnité journalière maximale atteint donc 51,49 euros par jour.
Pour un salarié gagnant 3 000 euros bruts mensuels, le salaire journalier de référence sera de 98,63 euros, donnant droit à une indemnité journalière de 49,32 euros, soit environ 1 480 euros par mois. Pour un salaire de 2 000 euros bruts, l’indemnité mensuelle tournera autour de 980 euros.
La durée de versement des indemnités journalières en mi-temps thérapeutique est limitée dans le temps. Généralement, le médecin-conseil de la CPAM accorde le dispositif pour une période de quelques semaines à plusieurs mois, renouvelable selon l’évolution de votre état de santé. La durée maximale peut atteindre trois ans en comptant l’arrêt initial et le temps partiel thérapeutique, mais chaque situation est évaluée individuellement.
Le versement débute dès l’accord du médecin-conseil et la reprise effective du travail à temps partiel. Contrairement à un arrêt maladie classique, il n’y a généralement pas de délai de carence en mi-temps thérapeutique si vous venez d’un arrêt indemnisé. Les indemnités sont versées tous les 14 jours directement par la CPAM, sauf si votre employeur pratique la subrogation, c’est-à-dire qu’il vous verse l’intégralité de la rémunération et se fait rembourser ensuite par la Sécurité sociale.
Différences de traitement selon le secteur, la convention collective et la situation
Deux salariés en mi-temps thérapeutique au même pourcentage de temps de travail peuvent percevoir des montants très différents. Ces écarts s’expliquent par la diversité des règles applicables selon votre statut, votre secteur d’activité et les accords collectifs dont vous relevez.
Mi-temps thérapeutique et salaire dans la fonction publique : quelles spécificités prévoir ?
Dans la fonction publique d’État, territoriale ou hospitalière, le temps partiel thérapeutique obéit à des règles statutaires distinctes du secteur privé. Le dispositif porte le nom de temps partiel pour raison thérapeutique et s’inscrit dans le cadre du congé de maladie ordinaire ou de longue maladie.
Votre traitement indiciaire est maintenu intégralement pendant toute la durée du temps partiel thérapeutique, quelle que soit la quotité de travail effectuée. Si vous travaillez à 50%, vous percevez 100% de votre traitement de base. Ce maintien intégral constitue un avantage majeur par rapport au secteur privé où la rémunération est généralement proratisée.
Les primes et indemnités font l’objet d’un traitement spécifique. Certaines sont maintenues intégralement comme les primes liées au grade, d’autres sont proratisées selon le temps de travail effectif comme les primes de fonction ou de sujétion. Cette distinction peut créer une légère baisse de rémunération globale malgré le maintien du traitement de base.
La durée du temps partiel thérapeutique dans la fonction publique est généralement limitée à trois mois renouvelables, dans la limite d’un an maximum. Au-delà, d’autres dispositifs comme le reclassement ou la mise en invalidité peuvent être envisagés selon votre état de santé. Les démarches passent par le médecin agréé et le comité médical, instances spécifiques à la fonction publique.
Salariés du privé : pourquoi deux mi-temps thérapeutiques peuvent donner des salaires très différents ?
Dans le secteur privé, les disparités de rémunération en mi-temps thérapeutique s’expliquent principalement par trois facteurs : la convention collective, le contrat de prévoyance et les accords d’entreprise.
Un salarié du secteur bancaire couvert par la convention collective des banques bénéficiera d’un maintien de salaire pouvant atteindre 100% pendant plusieurs mois, tandis qu’un salarié du commerce sans prévoyance percevra uniquement son salaire proratisé et les indemnités journalières de base, soit environ 75% à 80% de sa rémunération habituelle pour un mi-temps à 50%.
L’ancienneté joue également un rôle déterminant. De nombreuses conventions collectives prévoient des durées de maintien de salaire progressives : 30 jours à 100% puis 30 jours à 66% pour moins d’un an d’ancienneté, contre 90 jours à 100% puis 90 jours à 66% après 10 ans d’ancienneté par exemple.
La présence d’un contrat de prévoyance collective fait la différence la plus significative. Ces contrats, obligatoires pour les cadres mais facultatifs pour les non-cadres, peuvent multiplier par deux votre rémunération nette en mi-temps thérapeutique. Un cadre avec une bonne prévoyance touchera souvent 90% à 100% de son salaire net, là où un non-cadre sans prévoyance plafonnera à 75%.
Impact du mi-temps thérapeutique sur le salaire brut, le net et les primes variables
Le passage en mi-temps thérapeutique affecte différemment les composantes de votre rémunération. Votre salaire de base est proratisé mécaniquement selon votre temps de travail. Si vous gagnez 2 500 euros bruts pour 35 heures et passez à 60% de temps de travail, votre salaire de base tombe à 1 500 euros bruts.
Les primes fixes liées à votre statut ou à votre ancienneté peuvent être maintenues ou proratisées selon les textes applicables. Une prime d’ancienneté de 150 euros mensuels sera généralement maintenue intégralement car elle ne dépend pas de votre temps de présence effectif. À l’inverse, une prime de transport peut être réduite proportionnellement à vos jours de présence.
Les primes variables posent davantage de difficultés. Une prime de performance calculée sur vos résultats commerciaux ou votre productivité sera naturellement impactée par votre temps de travail réduit, sauf disposition plus favorable de votre employeur. Certaines entreprises maintiennent les objectifs à un niveau proportionnel au temps travaillé pour ne pas pénaliser les salariés en mi-temps thérapeutique.
Sur le plan du salaire net, l’effet est plus complexe à évaluer car les indemnités journalières ne subissent pas les mêmes prélèvements que le salaire. Elles sont soumises à la CSG (6,2%) et à la CRDS (0,5%) mais pas aux cotisations de Sécurité sociale. Résultat : pour un même montant brut reconstitué, votre net peut être légèrement supérieur à votre situation habituelle, selon la répartition entre salaire et indemnités.
Démarches pratiques, bulletins de paie et optimisation de votre situation
Obtenir et conserver votre mi-temps thérapeutique dans les meilleures conditions financières nécessite de maîtriser les aspects administratifs et de surveiller attentivement les versements effectifs. Les erreurs de traitement sont fréquentes, notamment dans les premiers mois.
Quelles démarches suivre pour sécuriser votre salaire en mi-temps thérapeutique ?
La première étape consiste à obtenir la prescription médicale de votre médecin traitant. Celui-ci remplit le formulaire de demande de temps partiel thérapeutique en indiquant la quotité de travail recommandée et la durée estimée. Vous transmettez ce document à votre CPAM dans les 48 heures, accompagné du volet 3 de votre arrêt de travail si vous étiez en arrêt maladie.
Le médecin-conseil de la CPAM examine votre demande et peut vous convoquer pour un contrôle médical. Son accord est indispensable pour déclencher le versement des indemnités journalières. Sans cet accord, vous ne percevrez que votre salaire partiel de l’employeur, sans complément de la Sécurité sociale.
En parallèle, prenez contact avec votre employeur et le médecin du travail. Le médecin du travail valide les aménagements de poste nécessaires et la faisabilité du temps partiel dans votre service. Votre employeur doit donner son accord sur les modalités pratiques : jours travaillés, horaires, organisation des tâches. Profitez de cet échange pour demander une simulation écrite de votre future rémunération, en précisant le montant du salaire, les éventuels compléments de prévoyance et les dates de versement.
Vérifiez également vos droits auprès de votre service RH : consultez votre convention collective pour connaître les durées de maintien de salaire, demandez la notice du contrat de prévoyance si vous en avez un, et renseignez-vous sur d’éventuels accords d’entreprise plus favorables. Ces informations vous permettent de calculer précisément ce que vous allez toucher et d’anticiper les périodes de baisse de revenus si les compléments sont limités dans le temps.
Comment lire votre bulletin de paie en mi-temps thérapeutique sans vous perdre ?
Votre bulletin de paie en mi-temps thérapeutique présente plusieurs spécificités qui peuvent le rendre difficile à déchiffrer. La partie haute du bulletin affiche généralement votre temps de travail réduit : par exemple 70 heures pour un mois à 50% au lieu de 151,67 heures habituelles pour un temps plein.
Votre salaire de base apparaît proratisé en conséquence. Si votre taux horaire est de 15 euros, vous verrez 70 heures × 15 euros = 1 050 euros bruts au lieu de vos 2 275 euros habituels. Cette ligne peut créer une impression de forte baisse, mais elle sera compensée par d’autres éléments.
Si votre employeur pratique la subrogation, une ligne spécifique mentionne les indemnités journalières de Sécurité sociale versées en votre nom. Cette ligne augmente votre brut mais n’entraîne pas de cotisations sociales supplémentaires. Vous voyez alors par exemple une ligne « IJ Sécurité sociale » de 900 euros qui vient s’ajouter à votre salaire de base.
En cas de complément de prévoyance, une ligne distincte affiche le montant versé par l’organisme de prévoyance, soit directement intégré au bulletin si l’employeur gère les versements, soit mentionné pour information. Ce complément peut représenter plusieurs centaines d’euros selon votre contrat.
| Ligne du bulletin | Nature | Cotisations sociales |
|---|---|---|
| Salaire de base (heures travaillées) | Rémunération employeur | Oui |
| Indemnités journalières CPAM | Complément Sécurité sociale | Non (CSG/CRDS uniquement) |
| Complément prévoyance | Assurance complémentaire | Non (CSG/CRDS uniquement) |
Vérifiez systématiquement que le nombre d’heures rémunérées correspond à votre temps de travail effectif, que les indemnités journalières apparaissent bien si la CPAM a donné son accord, et que le complément de prévoyance est versé si vous y avez droit. Les erreurs les plus fréquentes concernent le retard de mise en place des indemnités journalières ou l’oubli du complément de prévoyance par le service paie.
Anticiper l’impact sur retraite, chômage et droits sociaux pour faire les bons choix
Le mi-temps thérapeutique produit des effets à long terme sur vos droits sociaux qu’il faut intégrer dans votre réflexion, surtout si la période se prolonge sur plusieurs mois voire années.
Pour votre retraite, les périodes de mi-temps thérapeutique sont prises en compte différemment selon que vous êtes indemnisé ou non. Les indemnités journalières de la Sécurité sociale donnent droit à la validation de trimestres, à condition de percevoir au moins 200 fois le SMIC horaire dans l’année, soit environ 2 300 euros d’indemnités annuelles en 2025. Votre salaire partiel s’ajoute à ce montant pour le calcul des trimestres validés.
En revanche, votre salaire annuel moyen utilisé pour le calcul de votre pension sera diminué si votre mi-temps thérapeutique intervient pendant vos meilleures années de salaire. Les indemnités journalières comptent dans ce calcul, ce qui limite l’impact, mais une période longue à temps partiel peut réduire légèrement votre future pension. Pour compenser, certains salariés choisissent de racheter des trimestres ou de cotiser volontairement sur la base d’un temps plein si leur situation financière le permet.
Concernant vos droits au chômage, le mi-temps thérapeutique ne pose pas de difficulté particulière. Si vous êtes licencié pendant ou après cette période, vos allocations chômage seront calculées sur vos salaires des 24 derniers mois, en tenant compte à la fois de vos périodes à temps plein et à temps partiel. Les périodes indemnisées en mi-temps thérapeutique comptent comme du temps travaillé pour l’ouverture de vos droits.
D’autres prestations sociales peuvent être impactées : certaines aides au logement ou prestations familiales tiennent compte de vos revenus récents, et une baisse temporaire de rémunération peut modifier vos droits à la marge. À l’inverse, si votre mi-temps thérapeutique fait suite à un accident du travail ou une maladie professionnelle, des dispositions spécifiques peuvent s’appliquer pour protéger davantage vos revenus et vos droits.
La décision de prolonger ou non un mi-temps thérapeutique doit donc intégrer ces dimensions : impact immédiat sur votre budget mensuel, effet sur votre santé et votre qualité de vie, et conséquences à moyen terme sur vos droits sociaux. N’hésitez pas à solliciter un bilan avec un conseiller de votre caisse de retraite ou un assistant social pour évaluer précisément votre situation avant de prendre une décision importante comme une reprise à temps plein anticipée ou au contraire une réorientation professionnelle.
En résumé, votre salaire en mi-temps thérapeutique dépend de multiples facteurs : votre quotité de travail, les indemnités journalières de la CPAM, les éventuels compléments de prévoyance et les règles de votre convention collective. Dans la plupart des cas, vous pouvez espérer conserver entre 75% et 100% de votre rémunération nette habituelle, selon votre situation. L’essentiel est de bien vous informer en amont, de vérifier régulièrement vos bulletins de paie et de ne pas hésiter à solliciter votre employeur et la CPAM en cas d’anomalie. Ce dispositif précieux pour votre santé ne doit pas devenir une source d’inquiétude financière si vous maîtrisez ses mécanismes.
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