En 2025, le salaire d’un gendarme reste un sujet central pour quiconque envisage de rejoindre cette institution militaire. Concrètement, un sous-officier débutant perçoit environ 1 800 € nets par mois, auxquels s’ajoutent des primes et un logement de fonction qui font grimper la rémunération globale à plus de 2 400 € mensuels. Mais derrière ces chiffres se cachent de nombreuses composantes : traitement indiciaire, indemnités spécifiques, avantages en nature, évolutions de carrière. Cet article vous présente toutes les clés pour comprendre ce que vous gagnerez réellement en gendarmerie, selon votre statut et votre ancienneté, et comment anticiper vos revenus futurs.
Comprendre rapidement le salaire d’un gendarme et ses principaux repères

Le salaire en gendarmerie ne se limite pas à une simple ligne sur votre relevé bancaire. Il combine plusieurs éléments qui varient selon votre statut, votre affectation et votre ancienneté. Pour un candidat, il est essentiel de distinguer ce que vous toucherez en tant qu’élève, sous-officier ou officier, mais aussi d’intégrer la valeur du logement fourni et des primes liées aux missions.
Combien gagne un gendarme en début de carrière selon son statut exact
Un gendarme adjoint volontaire (GAV) démarre avec une solde d’environ 1 100 à 1 200 € nets par mois. Ce statut est souvent utilisé comme tremplin pour intégrer ensuite le corps des sous-officiers, avec une formation et des perspectives d’évolution rapides.
Durant la scolarité, un élève sous-officier de gendarmerie perçoit environ 1 400 à 1 500 € nets mensuels. Cette rémunération est versée dès l’entrée en école, alors que vous êtes logé et nourri gratuitement. Une fois titularisé, le salaire net passe à environ 1 800 € pour un gendarme débutant.
Les élèves officiers, issus de concours plus sélectifs (École des officiers de la gendarmerie nationale), débutent avec une rémunération nette proche de 2 000 € durant leur formation, puis dépassent rapidement 2 500 € nets une fois en poste.
| Statut | Salaire net mensuel débutant |
|---|---|
| Gendarme adjoint volontaire | 1 100 – 1 200 € |
| Élève sous-officier | 1 400 – 1 500 € |
| Sous-officier titulaire | 1 800 € |
| Élève officier | 2 000 € |
| Officier titulaire | 2 500 € et plus |
Comment évolue le salaire d’un gendarme au fil des années de service
La progression salariale en gendarmerie repose principalement sur le système des échelons et des grades. Chaque année ou tous les deux ans selon les grades, vous gagnez un échelon supplémentaire, ce qui augmente votre indice majoré et donc votre traitement de base.
Un sous-officier avec 5 ans d’ancienneté peut ainsi atteindre 2 000 à 2 100 € nets mensuels, hors primes. Après 10 ans de service, en accédant au grade de maréchal des logis-chef, le salaire net peut dépasser 2 300 €. À 15 ans de carrière, un adjudant touche facilement 2 500 à 2 700 € nets, toujours sans compter les indemnités opérationnelles.
Les concours internes permettent également d’accélérer cette progression. Passer officier après quelques années de sous-officier ouvre des grilles salariales nettement supérieures, avec des traitements nets qui dépassent 3 000 € après quelques années d’ancienneté au grade de lieutenant.
Les composantes du salaire d’un gendarme : traitement, primes, logement

Pour comprendre ce que vous gagnerez réellement en gendarmerie, il faut décomposer chaque élément de rémunération. Le bulletin de paie d’un gendarme comporte plusieurs lignes : traitement indiciaire, primes diverses, avantages en nature. La somme de ces éléments donne une vision bien plus juste de votre pouvoir d’achat réel.
À quoi correspond le traitement indiciaire d’un gendarme sur sa fiche de paie
Le traitement indiciaire constitue la base de votre salaire. Il est calculé à partir d’un indice majoré qui dépend de votre grade et de votre échelon. Chaque année, cet indice est revalorisé par l’État, ce qui fait automatiquement augmenter votre traitement.
Pour un gendarme au grade de gendarme (échelon 1), l’indice majoré est de 383 en 2025, ce qui correspond à un traitement brut mensuel d’environ 1 800 €. Après retrait des cotisations sociales (environ 15 à 18 %), vous obtenez le net avant primes.
Ce traitement augmente progressivement avec les échelons. Un adjudant-chef en fin de carrière peut atteindre un indice majoré de 600, soit un traitement brut proche de 2 800 €, avant primes.
Quelles sont les principales primes et indemnités spécifiques en gendarmerie
Les gendarmes bénéficient de plusieurs primes qui viennent compléter le traitement de base. L’indemnité de sujétions spéciales de police (ISSP) est versée mensuellement et varie selon le grade : entre 250 et 400 € par mois pour un sous-officier.
L’indemnité de garnison, destinée à compenser l’absence de logement en caserne, peut atteindre 100 à 150 € mensuels pour ceux qui ne bénéficient pas d’un logement de fonction. À l’inverse, ceux qui sont logés en caserne ne perçoivent pas cette indemnité, mais économisent un loyer souvent élevé.
Les gendarmes en unité mobile (escadron de gendarmerie mobile) ou affectés dans des unités spécialisées (GIGN, peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie) perçoivent des primes opérationnelles supplémentaires. Les heures supplémentaires, bien que rarement rémunérées en tant que telles, peuvent ouvrir droit à des indemnités de sujétion ou de disponibilité selon les périodes d’activité intense.
Logement, avantages en nature et frais : ce que la rémunération ne montre pas toujours
La plupart des gendarmes bénéficient d’un logement concédé par nécessité absolue de service (NAS). Ce logement, situé en caserne ou à proximité, représente un avantage considérable, surtout dans les zones où les loyers sont élevés. En région parisienne, par exemple, l’économie peut dépasser 800 € par mois.
Certains gendarmes reçoivent aussi une prise en charge partielle de frais de déplacement ou de garde d’enfants, selon leur situation familiale et leur affectation. Ces éléments, bien qu’ils n’apparaissent pas directement sur la fiche de paie, augmentent le pouvoir d’achat réel.
Lorsque vous comparez le salaire d’un gendarme à celui d’un salarié du privé, il faut donc ajouter la valeur du logement (entre 400 et 800 € selon les régions) et ces différentes prises en charge. Un gendarme avec 1 800 € nets et un logement gratuit dispose en réalité d’un pouvoir d’achat équivalent à 2 200 ou 2 400 € nets dans le privé.
Salaires par profil : élève-gendarme, sous-officier, officier, réserviste
Selon votre projet professionnel, vous n’intégrerez pas la gendarmerie avec le même statut ni le même niveau de rémunération. Voici un détail des salaires pour chaque grande catégorie de personnel, afin de vous aider à vous situer dans la grille salariale de l’institution.
Quel salaire pour un gendarme adjoint volontaire et un élève sous-officier
Les gendarmes adjoints volontaires sont recrutés pour des contrats de deux à cinq ans. Leur solde mensuelle nette tourne autour de 1 100 à 1 200 €, logement et nourriture fournis durant la formation initiale. Ce statut permet de découvrir le métier avant de tenter le concours de sous-officier.
Les élèves sous-officiers, une fois admis au concours, intègrent l’école de gendarmerie pour une formation de huit mois. Durant cette période, ils touchent environ 1 400 à 1 500 € nets par mois, tout en étant logés et nourris gratuitement. Cette rémunération est déjà plus proche de celle d’un gendarme titulaire, ce qui permet de se projeter sereinement dans la carrière.
Niveaux de rémunération des sous-officiers et officiers de gendarmerie en poste
Un sous-officier de gendarmerie débutant (grade de gendarme) perçoit environ 1 800 € nets mensuels, auxquels s’ajoutent entre 250 et 400 € de primes selon l’affectation. Avec le logement, la rémunération globale équivaut à 2 400 à 2 600 € mensuels.
Après quelques années, en accédant au grade de brigadier puis de maréchal des logis-chef, le salaire net dépasse 2 200 €, primes non comprises. Un adjudant avec 15 ans d’ancienneté peut atteindre 2 700 € nets, voire 3 000 € avec les primes de spécialité.
Les officiers de gendarmerie, recrutés à bac +5 via des concours très sélectifs, démarrent avec un salaire net mensuel proche de 2 500 €. Un lieutenant avec quelques années d’expérience touche facilement 2 800 à 3 000 € nets. Un capitaine en milieu de carrière peut dépasser 3 500 € nets, hors primes et logement.
| Grade | Salaire net mensuel (hors primes) |
|---|---|
| Gendarme débutant | 1 800 € |
| Brigadier-chef (5 ans) | 2 100 € |
| Adjudant (15 ans) | 2 700 € |
| Lieutenant | 2 800 – 3 000 € |
| Capitaine | 3 500 € et plus |
Quelle rémunération pour un réserviste de la gendarmerie nationale en 2025
Les réservistes de la gendarmerie sont rémunérés à la journée, selon un barème qui dépend de leur grade et de leur fonction. Un réserviste sous-officier perçoit environ 60 à 80 € bruts par jour, soit environ 50 à 70 € nets.
Cette rémunération reste complémentaire à une activité principale. Un réserviste qui s’engage 20 jours par an peut ainsi percevoir entre 1 000 et 1 400 € nets annuels. Les officiers réservistes touchent un peu plus, avec des barèmes journaliers de 80 à 120 € bruts.
Ce statut permet de contribuer à la sécurité intérieure tout en conservant un emploi civil ou des études. Pour certains, c’est aussi un moyen de tester le métier avant de s’engager à temps plein.
Facteurs d’évolution, comparaisons et conseils pour anticiper son salaire
Le salaire d’un gendarme n’est pas figé. Il évolue avec la carrière, les affectations et les spécialisations. Pour prendre une décision éclairée, il est utile de comparer avec d’autres métiers de la sécurité et de se projeter sur plusieurs années.
Salaire d’un gendarme ou d’un policier : quelles différences concrètes aujourd’hui
La question revient souvent chez les candidats : vaut-il mieux devenir gendarme ou policier sur le plan financier ? En réalité, les salaires de base sont assez proches. Un gardien de la paix débutant touche environ 1 800 € nets, comme un gendarme.
La différence se joue surtout sur les primes et le logement. Les policiers perçoivent une indemnité de résidence dans certaines zones, mais ne bénéficient pas systématiquement d’un logement de fonction. Les gendarmes, eux, sont logés en caserne dans la plupart des cas, ce qui représente un avantage financier réel.
Le régime de retraite diffère également : les gendarmes bénéficient du régime militaire, avec une possibilité de départ à la retraite après 17 ans de service. Les policiers, fonctionnaires civils, partent après 27 ans en catégorie active.
Comment la carrière, les spécialités et les mutations influencent la rémunération
Certaines affectations ouvrent droit à des primes supplémentaires. Les gendarmes en Outre-mer perçoivent des indemnités de cherté de vie qui peuvent ajouter 300 à 600 € mensuels. Les unités spécialisées (PSIG, GIGN, motards) bénéficient de primes opérationnelles plus élevées.
À l’inverse, un choix d’affectation en brigade territoriale dans une zone rurale tranquille peut limiter certaines majorations financières, tout en offrant un meilleur équilibre de vie. Il est donc important de lier votre projet professionnel à vos attentes salariales.
Les gendarmes qui acceptent de changer régulièrement de poste ou de région peuvent aussi bénéficier de primes de mobilité, ce qui accélère la progression financière.
Quels conseils pour bien évaluer son futur salaire et éviter les illusions
Avant de vous engager, simulez votre revenu en incluant toutes les composantes : traitement, primes, valeur du logement, avantages divers. N’hésitez pas à échanger avec des gendarmes en poste pour confronter les chiffres théoriques à la réalité du terrain.
Pensez aussi à votre situation familiale. Si vous êtes en couple avec enfants, le logement en caserne peut être un réel atout. Si vous êtes célibataire et souhaitez vivre en ville, l’absence de logement peut peser sur votre budget.
Enfin, ne négligez pas les perspectives d’évolution. Un gendarme qui passe les concours internes et gravit les échelons peut doubler son salaire de départ en 15 ou 20 ans. Cette progression doit être intégrée dans votre réflexion de long terme.
En 2025, le salaire d’un gendarme offre une rémunération correcte dès le début de carrière, avec des perspectives d’évolution solides et des avantages matériels non négligeables. Si vous envisagez ce métier, prenez le temps de bien évaluer chaque composante de la rémunération, en gardant en tête que l’engagement en gendarmerie repose avant tout sur une vocation de service public.




